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Parc national des Monts Kouffè-Wari-Maro : une feuille de route pour renforcer la gestion durable et inclusive

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Du diagnostic aux propositions d’action, les acteurs de la conservation ont posé les bases d’une gestion durable et inclusive du Parc national des Monts Kouffè-Wari-Maro. Réunis à Parakou les 27 et 28 octobre 2026 à l’initiative de la Fondation des Savanes Ouest Africaines (FSOA), en partenariat avec le Centre National de Gestion des Réserves de Faune (CENAGREF), ils ont élaboré une feuille de route destinée à orienter les prochaines interventions sur cet espace naturel de près de 293 000 hectares.

 

Comment assurer la protection effective du parc tout en associant les communautés riveraines à sa gestion et à sa valorisation ? C’est autour de cette préoccupation que se sont retrouvés des représentants de l’État, des collectivités territoriales, des communautés riveraines, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des chercheurs et experts de la conservation, notamment du Laboratoire d’Écologie Appliquée (LEA) et d’African Parks. La Délégation de l’Union européenne, la KfW, l’Agence française de développement (AFD) et la GIZ figuraient également parmi les partenaires techniques et financiers présents à cet important atelier.

 

Les travaux ont été officiellement ouverts par Madame Pulcherie Donoumassou SIMÉON, Conseillère technique au Développement durable, représentant le Ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable.

 

Une mobilisation attendue, un pari tenu

 

Pour le Président du Conseil d’administration du Fonds Fiduciaire Régional pour la Conservation (FFRC – FSOA), Monsieur Servais ADJOVI, cet atelier concrétise les instructions données par le Ministre lors de sa visite au siège de la Fondation, le 27 juillet 2026. Celui-ci avait alors demandé que toutes les parties prenantes soient réunies autour d’une même table pour réfléchir à l’avenir du nouveau Parc National.

 

« Pari gagné ce jour grâce à votre réponse collective », s’est réjoui le PCA, saluant la mobilisation des acteurs ainsi que le soutien du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers. Il a rappelé que le reclassement des forêts classées des Monts Kouffè et de Wari-Maro en Parc National, décidé par le Gouvernement le 12 novembre 2025, ouvre une nouvelle perspective pour la conservation de cet important patrimoine naturel. Il a également invité les participants à conjuguer leurs efforts pour définir des actions cohérentes et durables, en insistant sur la nécessité de propositions « concrètes, utiles, bancables et immédiatement applicables ».

 

Au-delà du statut de Parc National, le défi de la protection effective

 

Dans son intervention, la représentante du Ministre a rappelé que la création d’un Parc National « ne constitue pas une fin en soi ». Elle engage une responsabilité collective : garantir la protection effective des écosystèmes, assurer un financement durable et faire de la conservation un levier de développement pour les populations riveraines. Elle a notamment attiré l’attention sur les principales pressions qui menacent le parc : l’exploitation illégale des ressources forestières, l’expansion agricole, la carbonisation et la transhumance. Face à ces défis, quatre exigences doivent guider l’action : une gouvernance efficace et participative, la protection et la restauration des écosystèmes, l’inclusion économique des communautés riveraines et la mobilisation de financements durables.

 

Sur ce dernier point, elle a salué l’expérience de la FSOA et encouragé l’exploration de mécanismes de financement diversifiés, associant les ressources de l’État, les financements climatiques, les partenaires techniques et financiers et, progressivement, le tourisme responsable.

 

Des échanges aux propositions d’action

 

Les deux journées de travaux ont permis d’examiner les principaux enjeux écologiques et socio-économiques du parc. Les discussions ont notamment porté sur les menaces qui pèsent sur ses ressources, les stratégies de protection et d’aménagement, la place des communautés riveraines dans la gestion de l’espace protégé, ainsi que les mécanismes de gouvernance et de financement durables.

 

À l’issue des échanges, les participants ont formulé des propositions structurées autour d’un plan d’intervention prioritaire. Présentant les principales conclusions de l’atelier, le Directeur Exécutif de la FSOA, Monsieur Alfred Koffi ALLOGNINOUWA, a indiqué que ce plan s’articule autour de deux étapes : une première consacrée à la gestion des urgences et à une meilleure connaissance du terrain, suivie d’un Plan d’interventions prioritaires combinant sensibilisation et implication des communautés, surveillance et régénération du couvert végétal, afin de favoriser le retour de la faune. Ces propositions sont destinées à éclairer la décision de l’autorité compétente sur les modalités de gestion du parc. Pour accélérer leur mise en œuvre, un comité restreint chargé de travailler aux côtés du CENAGREF a également été mis en place.

 

Moment important de la rencontre, la feuille de route issue des travaux a été remise à Madame Pulcherie Donoumassou SIMÉON, représentante du ministre. Celle-ci a pris l’engagement de la transmettre à l’autorité compétente et félicité les participants pour la qualité des réflexions et des propositions formulées.

 

Au-delà de la concertation, cet atelier marque ainsi une étape dans la définition d’une vision commune pour l’avenir du Parc National des Monts Kouffè-Wari-Maro. Le défi est désormais de traduire les orientations retenues en actions concrètes et durables, afin de concilier la préservation de la biodiversité, la gestion responsable des ressources naturelles et le développement socioéconomique des communautés riveraines.

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